
samedi 14 février 2009
mercredi 21 janvier 2009
Young bird

Jeune martinet impatient, Estelle C.
Avoir le coeur impatient, sans se soucier de son aptitude à s'envoler encore, puisque la certitude de ce ciel s'est inscrite, souverainne, dans les nervures mêmes de tes songes.
Les ailes apprivoisent l'invisible, c’est tout l’espace se déplissant, déferlant soudain.
Quand ouvriras-tu donc tes volets, m’interroge résolu son œil bleui par son désir inassouvi en miroir ensorcelé.
La spirale du temps t’offrira par nuées, ce que ton attente exaltée enserre au bout de mes doigts.
Estelle C.
vendredi 16 janvier 2009
The frozen world - Emilie Simon [BOF La marche de l'empereur]
Won't you open for me
The door to your ice world
To your withe desert
I just want to stare
Out over these snowfields
Until we are one again
We belong to the frozen world
When the ice begins th thaw
Becomes the sea
Oh, you will see
How beautiful we can be
Everything is calm
At the end of the planet
In our white desert
The sun kissed the ice
It glistens for me
And we are one again
We belong to the frozen world
When the ice begins to thaw
Becomes the sea
Oh, you will see
How beautiful we can be.
Le Monde Gelé
Pourrais-tu ouvrir pour moi
La porte de ton monde de glace
De ton désert blanc
Je veux simplement contempler
Tous ces champs de neige
Jusqu'à ce que nous ne fassions qu'un à nouveau
Nous appartenons au monde gelé
Quand la glace commencera à fondre
Et deviendra la mer
Oh, tu verras
À quel point on peut être beaux
Tout est calme
Au bout de la terre
Dans notre désert blanc
Le soleil a embrassé la glace
Il brille pour moi
Et nous ne faisons qu'un à nouveau
Nous appartenons au monde glacé
Quand la glace commencera à fondre
Et deviendra la mer
Oh, tu verras
À quel point on peut être beaux
dimanche 14 décembre 2008
By this river - Brian Eno
Here we are
Stuck by this river,
You and I
Underneath a sky that's ever falling down, down, down
Ever falling down.
Through the day
As if on an ocean
Waiting here,
Always failing to remember why we came, came, came:
I wonder why we came.
You talk to me
as if from a distance
And I reply
With impressions chosen from another time, time, time,
From another time.
Brian Eno
jeudi 30 octobre 2008
Al Atlal Ibrahim Naji [traduction] Sapho, interprète
Al Atlal - Les ruines
Ne cherche pas, mon âme, à savoir qu'est devenu l'amour
C'était une citadelle imaginaire qui s'est effondrée
Abreuve-moi et trinquons à ses ruines
Conte en mon nom l'histoire
Maintenant que mes larmes ont coulé
Raconte comment cet amour s'est transformé en passé et pourquoi il m'est devenu un sujet de douleur
Je ne parviens pas à t'oublier
Toi qui m'avais séduite par tes discours si doux et raffinés
Tendant ta main vers moi
Comme celle que l'on tend
Par dessus l'onde, a celui qui se noie
Et comme la lumière que recherche un errant
Mais où est donc passé cet éclat dans tes yeux
Mon amour, j'avais eu un jour la joie de visiter ton nid
Me voici aujourd'hui oiseau solitaire, roucoulant ma douleur
Tu es devenu suffisant comme un être capricieux et gâté
Tu pratiques l'injustice comme un puissant tyrannique
Mon désir de toi me brûle l'âme et le temps de ton absence n'est que braises cuisantes
Donne-moi ma liberté et brise mes chaînes
Je t'ai tout donné ; il ne me reste plus rien
Ah! Tu m'avais saigné les poignets par tes chaînes
Pourquoi les garderai-je alors qu'elles n'ont plus d'effet sur moi
Pourquoi croire à des promesses que tu n'as pas tenues
Je n'accepte plus ta prison
Maintenant que le Monde est à moi
Il est loin mon bien-aimé séduisant, tout de fierté, de majesté, et de pudeur
Si sûr de lui, comme un roi de beauté et avide de gloire
Exhalant le charme, comme la brise des vallées, agréable à vivre comme les songes de la nuit
J'ai perdu à jamais ta douce compagnie dont le charme rayonnait de splendeur pour moi
Je n'étais qu'un amour à la dérive, un papillon perdu qui s'était approché de toi
Entre nous, la passion était notre messager et l'ami qui avait fait déborder notre coupe
Y a-t-il jamais eu plus enivrés d'amour que nous?
Nous nous étions entourés de tant d'espoir
Nous avions emprunté un chemin au clair de lune, précédés que nous étions par la joie
Nous avons ri comme seuls deux enfants savent le faire et nous avons couru encore plus vite que notre ombre
C'est quand l'ivresse nous quitta que la lucidité revint et que nous nous sommes réveillés
Mais le réveil fut sans illusion
Finis les rêves d'un monde imaginé, voici venir la nuit, ma seule compagne
Et puis voici la lumière qui annonce le jour et l'aube dont le ciel s'embrase
Voila la vie réelle, telle que nous la connaissons, avec ces amants qui reprennent chacun leur chemin
Toi qui veilles en oubliant les promesses, et te réveilles en t'en souvenant
Sache que lorsqu'une blessure se referme, le souvenir en fait saigner une autre
Il faut apprendre à oublier
Il faut apprendre à effacer les souvenirs
Mon bien-aimé, tout est fatalité
Ce n'est pas nous qui faisons notre malheur
Un jour peut-être nos destins se croiseront, lorsque notre désir de nous rencontrer sera assez fort
S'il arrive alors qu'un de nous renie son amant et que notre rencontre soit celle de deux étrangers
Et si chacun de nous poursuit un chemin différent, ne crois pas qu'il s'agira alors de notre choix mais plutôt de celui du destin
Al Atlal (traduire par "Ruines") un poème d'Ibrahim Naji, une musique de Riad Sunbati magistralement servi par Oum Kalthoum dans sa version originale.
Mais personnellement je lui préfère l'interprétation de Sapho...
vendredi 19 septembre 2008
De la main gauche - Danielle Messia
Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais parlé
Elle hésite, elle est si gauche
Que je l'ai toujours cachée
Je la mettais dans ma poche
Et là elle broyait du noir
Elle jouait avec les croches
Et s'inventait des histoires
Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais compté
C'est celle qui faisait les fautes
Du moins on l'a raconté
Je m'efforçais de la taire
Pour trouver le droit chemin
Une vie sans grand mystère
Où l'on n'se donne pas la main
Des mots dans la marge étroite
Tout tremblants qui font des dessins
Je me sens si maladroit et
Pourtant je me sens bien
Tiens voilà c'est ma détresse
Tiens voilà c'est la vérité
Je n'ai jamais eu d'adresse
Rien qu'une fausse identité
Je t'écris de la main bête
Qui n'a pas le poing serré
Pour la guerre elle est pas prête
Pour le pouvoir l'est pas douée
Voila que je la découvre
Comme un trésor oublié
Une vue que je recouvre
Pour les sentiers égarés
On prend tous la même ligne droite
C'est plus court, ho oui, c'est plus court
On ne voit pas qu'elle est étroite
Qu'il y a plus de place pour l'amour
Je voulais dire que je t'aime
Sans espoirs et sans regrets
Je voulais dire que je t'aime, t'aime
Parce que ça sonne vrai
vendredi 8 août 2008
SPHINX DE NUIT Colette Magny
SPHINX DE NUIT, sauvage
Unique, royale et mauve
Pour séduire tu te déguises
Au carnaval des orchidées
Tu ne te laisses pas intimider
Qui j'aime me crée
Qui m'aime me crée
Ah j'ai tout à te dire
Et c'est à toi que je le dis
ma "grisante", mon orge de printemps
Ne me laisse pas en suspens
Tu es de ces gens de mer
Dont l'eau peut être meurtrière
De ses grandes tenailles de béton
Le port a grignoté la baie
Les chalutiers dans les zones de pêche
Se perdent en haute mer
Le ressac, par tes lèvres
M'apporte les nouvelles des fonds sous-marins
Mon âme sera forte
Attentive aux méandres et boucles de ta vie
Face aux vents, je narguerai l'onde de tempête
Le héros et le monstre ne font qu'un
Ne te farde pas, je peux supporter
D'entrevoir la mort sur ton visage
Ton amour est le poumon de ma liberté
Plus tard nous boirons le vin
Nous en craignons encore trop l'ivresse
SPHINX DE NUIT .....
Sphinx de nuit est extrait de l'album Kevork qui, je l'espère, est encore disponible. En voilà les paroles, mais évidemment, il manque la magnifique voix de Colette
Amicalement
brigitte
Merci Brigitte vestale de Bagdam...
un site que je vous recommande
Bagdam Espace lesbien
courriel : bagdam@bagdam.org
Site internet :http://www.bagdam.org/
jeudi 3 avril 2008
Laisse aboyer les chiens Vidéocréation par Mauvaise herbe
source : Mauvaiseherbe
"Tu connaissais pas la consigne mon ange"....
Superbe montage photographique, où l'utilisation d'un procédé en apparence simple et répétitif renforce le caractère lancinant et pathétique de cette chanson signée Benjamin Biolay.
Il fait revivre l'instant figé comme en nos mémoires les instants tragiques gardent la prégnance d'une réalité présente.
De surcroît, l’emploi récurent du zoom donne corps au leitmotiv du refrain
« On s’approche plus, on s’avance »
D'une fluidité n'excluant ni effets de surprise, ni ruptures,
rien n’est fortuit.
Le résultat donne force et pertinence au message de sa conceptrice,
il est saisissant!
sémaphore
"Tu n'as pas suivi la consigne,mon ange
tu gis sans vie dans la cuisine orange
vêtu d'un t-shirt et d'un jean à frange"
Benjamin Biolay
